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Comment prendre le virage de la mobilité durable ?

Electrique et nouvelles énergies   >    Autres énergies

Ces dernières années, les évolutions de la réglementation, avec notamment l’adoption de la loi d’orientation des mobilités, et la nécessité de lutter contre le changement climatique ont conduit bon nombre d’entreprises à s’intéresser à de nouvelles formes de mobilités. Quels sont les enjeux et les opportunités de la mobilité durable pour les entreprises ? Quelles actions concrètes peuvent-elles mettre en place pour accélérer cette transition ?

 

Par Luca - Publié le à 14/04/2021

Lecture : 4 min


Route boisée avec virage

Le boum des flottes électriques

De plus en plus de Français se laissent séduire par les véhicules électriques ou hybrides rechargeables. 157 480 nouvelles immatriculations concernant ce type de véhicules ont ainsi été enregistrées entre janvier et novembre 2020. Il faut dire que le choix de l’électrique présente un certain nombre d’avantages pour les gestionnaires de flotte. Les véhicules électriques permettent de réduire considérablement les émissions de CO2 de l’entreprise, évitant ainsi les éventuels malus écologiques. Ils font aussi faire à l’entreprise des économies sur le carburant et les coûts d’entretien, ce qui réduit le TCO (Total Cost of Ownership ou coût total de possession d’un véhicule) de la flotte.

Les avantages du covoiturage et de l’autopartage

Le covoiturage est une autre option pour mettre en place une politique de mobilité durable au sein de l’entreprise. Plusieurs collaborateurs partagent le même véhicule pour effectuer le même trajet, par exemple pour se rendre du domicile au travail ou à un rendez-vous professionnel. Il s’agit d’une piste intéressante pour limiter les émissions de gaz à effet de serre mais aussi pour favoriser l’esprit d’équipe. Cerise sur le gâteau : les dépenses liées au carburant et à l’entretien des véhicules de la flotte sont également réduites.

Autre option qui s’inscrit dans une même logique communautaire : l’autopartage. On sort ici de l’équation 1 véhicule = 1 collaborateur, chacun pouvant réserver un véhicule selon ses besoins. Cela permet au gestionnaire de réduire la taille de la flotte et les dépenses associées, et d’améliorer sa rentabilité car plusieurs collaborateurs utilisent un seul et même véhicule. L’empreinte carbone de l’entreprise est également réduite.

L’entreprise peut aussi mettre en place une navette à destination de ses collaborateurs pour assurer le transport vers les destinations les plus fréquentes, comme par exemple les autres locaux de l’entreprise.

Focus sur le « forfait mobilités durables »

Le saviez-vous ? Dans la foulée de la loi mobilités, le décret du 9 mai 2020 a mis en place le « forfait mobilités durables » afin d’inviter les salariés et les employeurs du privé à adopter au quotidien des moyens de transport plus simples, moins coûteux et plus propres. Grâce à ce dispositif, l’entreprise peut verser une aide annuelle de 500 euros à ses collaborateurs pour favoriser le recours à un mode de transport durable entre le domicile et le travail. Le vélo, la trottinette, les scooters électriques en free-floating, le covoiturage ou l’autopartage sont concernés.  

Vers de nouvelles mobilités douces ?

Dans le cadre de sa politique de mobilité, l’entreprise peut tout à fait inviter ses collaborateurs à adopter des modes de déplacements « doux ». On peut penser à ce qui relève de la mobilité active comme la marche à pied, le roller ou le skate-board. Les entreprises peuvent aussi encourager la pratique du vélo classique ou électrique en constituant, par exemple, une flotte de vélos électriques ou en mettant à disposition un point de réparation et d’entretien. Là encore, ces modes de mobilité réduisent les émissions de CO2 et la consommation de carburant de l’entreprise. Elles favorisent aussi la bonne santé des équipes qui pratiquent une activité physique quotidienne !

Bon à savoir : certaines collectivités, notamment dans les ZFE (zones à faibles émissions), proposent des primes pour l’aide à l'achat de vélos à assistance électrique, dans le cadre des trajets domicile-travail des salariés.

Le recours aux transports en commun

Les transports en commun comme le bus, le train, le métro ou le tramway font également partie des solutions pour une mobilité plus durable. À la clé : moins de dioxyde de carbone rejeté dans l’air et moins de dépenses liées à la gestion du parc automobile (moins de voitures, moins d’usure des véhicules existants). Les collaborateurs, eux aussi, peuvent s’y retrouver car ils n’ont plus à gérer les risques routiers.   

Repenser l’organisation du travail 

Le passage à une mobilité durable implique aussi une réflexion sur l’organisation du travail. Une plus grande flexibilité au niveau des horaires permet, par exemple, d’éviter de circuler pendant les heures de pointe. 

Il faut aussi évoquer le télétravail, qui séduit de plus en plus d’entreprises et de collaborateurs. Par définition, le télétravail limite les déplacements entre le domicile et le travail, et donc les émissions de CO2. Pour le gestionnaire de flotte, c’est une énorme source d’économie sur les dépenses de carburant, de parking, de péages, de stationnement… On peut également mentionner la baisse des coûts d’entretien, de maintenance et la diminution du risque d’accident.

Les collaborateurs, de leur côté, apprécient d’éviter les problèmes liés au transport, comme les embouteillages, et de participer à l’effort commun contre le changement climatique. 

 


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