Skip to content

TOTAL était présent à la 2ème édition du Symposium Hydrogène au Mans

Electrique et nouvelles énergies   >    Autres énergies

Pour la deuxième année consécutive, Le Mans Métropole a organisé le 15 septembre dernier le Symposium Hydrogène. Cette nouvelle édition a été l’occasion de mettre en avant la multiplication des projets portés par les entreprises et les collectivités locales en faveur de cette énergie qui ne manque pas d’atouts pour la transition écologique.

 

Par Nikolas - Publié le 22/09/2020

Lecture : 4 min


Symposium Hydrogène Le Mans 2020

Un événement qui s’inscrit dans une dynamique favorable pour l’hydrogène

Organisée autour du thème général « A l’heure du déploiement dans les territoires », la deuxième édition du Symposium Hydrogène s’inscrit dans une tendance porteuse de projets d’envergure en faveur de cette énergie verte. Les entreprises et les collectivités locales sont ainsi de plus en plus enclines à miser sur l’hydrogène, avec en toile de fond des décisions fortes au niveau de l’Etat : 7,2 milliards d’euros d’investissements pour développer la filière d’ici 2030, dont 2 milliards d’euros débloqués pour 2021 et 2022 dans le cadre du plan de relance économique annoncé par le gouvernement le 3 septembre dernier.
 

L’hydrogène, une énergie alternative aux multiples avantages

Avec des émissions de polluants nulles à l’échappement, l’hydrogène a une très belle carte à jouer dans le contexte de transition écologique. Les nombreuses méthodes permettant de produire de l’hydrogène (avec notamment plusieurs options bas carbone, à partir d’énergies renouvelables ou de biogaz) contribuent à l’intérêt croissant des principaux acteurs concernés.

Si elle est ouverte à toutes les mobilités, et surtout pertinente pour les plus lourdes (maritimes, routiers, ferroviaires, aériens), l’hydrogène nécessite encore des investissements pour optimiser les infrastructures de distribution, à travers un soutien à la production de cette énergie au niveau local, dans le but d’en faciliter la mise à disposition des usagers.

Une filière globale à développer en France pour l’hydrogène

L’ambition affichée pour le développement de l’hydrogène implique en outre d’œuvrer à la création d’une filière complète, permettant de répondre efficacement à l’ensemble des besoins.

En premier lieu, les stations qui doivent s’implanter partout en France et les véhicules dont les technologies doivent se perfectionner au cours des prochaines années pour la mobilité lourde, avec l’appui des territoires : bus et autocars, bennes à ordures ménagères, poids lourds et camions frigorifiques, trains…

Dans le peloton de tête au niveau européen, la France doit redoubler d’efforts notamment en termes de R&D, afin d’affirmer ce positionnement et de rattraper son retard sur des pays tels que les Etats-Unis, la Chine ou l’Allemagne, grâce à la constitution d’une filière d’excellence dans les prochaines années. Cela se traduit par exemple par des recherches menées sur l’ensemble des modes de production d’hydrogène, afin de les mettre en conformité avec les enjeux climatiques et économiques identifiés. 
 

Un aspect important évoqué par Julien GUEIT, Développement H2 France, Mobilités et Nouvelles Energies chez TOTAL, qui explique que l’électrolyse de l’eau ne doit pas être considérée comme l’unique solution pour la fabrication d’hydrogène : « L’électrolyse est une solution qui peut être envisagée, mais pas systématiquement la plus pertinente. Il serait judicieux d’élargir les subventions à d’autres modes de production, en s’intéressant vraiment au cœur du sujet : l’empreinte CO2 et les ressources locales auxquelles on peut accéder. Si vous faites par exemple du reformage de biogaz avec captage de CO2, à chaque kg d’H2 produit, vous réduisez la concentration de CO2 dans l’atmosphère. »

TOTAL parmi les principaux acteurs industriels en faveur de l’hydrogène

En juillet dernier, TOTAL a installé une station H2 au Mans. Construite en moins de 50 jours, autonome et télésurveillée, elle permet d’alimenter un bus opéré par la SETRAM ainsi qu’un véhicule léger à 350 bar. Actuellement privée, cette station évoluera à terme pour rendre une partie de ses infrastructures accessibles au public.

L’objectif au cours des prochaines années ? Finaliser d’autres projets de stations en France et déployer des infrastructures autour d’écosystèmes locaux, dans le but d’inciter les utilisateurs finaux à se tourner vers une énergie propre, accessible et en adéquation avec leurs besoins de mobilité.

Un triple objectif rappelé par Julien GUEIT : « Pour la mobilité, l’enjeu n°1 est le TCO. Un accompagnement des clients finaux leur permettant d’investir dans des véhicules utilisant des énergies alternatives est indispensable : c’est cette demande en énergie qui permettra une rentabilité des projets d’infrastructures de Production et Distribution, et donc un décollage de la filière H2 Mobilité. »
 


Pour aller plus loin


 

Retour