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L’autopartage, un procédé efficace pour accélérer votre mobilité électrique

Electrique et nouvelles énergies   >    Passer à l'électrique

L'autopartage, consistant à mettre en place un pool de véhicules à disposition des salariés, est une solution de plus en plus sollicitée par les gestionnaires de flotte. Cette organisation permet de réduire le nombre de véhicules loués ou détenus et se prête particulièrement à l’accueil de voitures électriques. En effet, celles-ci peuvent être rechargées entre deux missions, éliminant ainsi toute contrainte liée au manque éventuel d'autonomie et au temps de chargement de la batterie.

 

Par Benoît - Publié le 20/10/2020

Lecture : 4 min


Voiture électrique en recharge

Des services d’autopartage sont déjà disponibles dans vos villes

De nombreuses sociétés ont bien compris l'intérêt des usagers pour l'autopartage électrique en milieu urbain : 
•    une location moins chère qu'un achat,
•    moins de difficultés pour trouver une place de stationnement en ville avec de multiples stations d'autopartage, 
•    une absence de bruit appréciable, 
•    une diminution des gaz d'échappement
•    une liberté de déplacement supérieure puisque les véhicules électriques sont acceptés dans les Zones à faibles émissions, de plus en plus fréquentes. 
Dans ce contexte, les solutions d'autopartage de voitures particulières ou de véhicules utilitaires légers (VUL), le plus souvent électriques, tendent à se développer.

Des voitures partagées dans l’intérêt des entreprises

Pour les entreprises, la logique est similaire... et même encore plus marquée. Les gestionnaires de parc en quête d'optimisation peuvent déceler une sous-utilisation des véhicules de fonction. Ce défaut de rentabilité éventuel rend financièrement cohérent le passage au pool de véhicules, que ce soit pour les déplacements professionnels (voués à se raréfier avec le télétravail croissant) ou même les soirs et weekends (en les louant à prix compétitifs)

Autre avantage : les entreprises peuvent s'appuyer sur l'autopartage pour atteindre leur objectif de s'engager pleinement dans la mobilité électrique. La LOM (Loi d'Orientation des Mobilités) imposera des quotas aux sociétés dont le parc compte plus de 100 véhicules d’un PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes : 10 % de voitures propres minimum lors de l’acquisition ou du renouvellement du parc à partir du 1er janvier 2022, puis 20 % jusqu'au 1er janvier 2024. 

En optant pour l'autopartage, même partiel, il est plus facile de faire appel aux technologies électriques et hybrides rechargeables, afin de les tester puis d'éventuellement les généraliser. Ce n'est pas un hasard si l'autopartage est largement cité dans la LOM, dans la continuité de plusieurs textes antérieurs, comme un moyen d'avancer vers une mobilité plus durable. Bien entendu, si vos activités réclament d'effectuer de longs trajets, des modèles thermiques sont aussi à prévoir pour assurer un maximum d'efficacité.

Comment maîtriser une organisation en véhicules partagés ?

L'autopartage réclame un suivi minutieux de l'ensemble de la flotte. Consommations de carburants, sinistralité, entretien... Le partage d'un même véhicule entre différents collaborateurs ne simplifie pas cette mission et peut présenter des risques de relâchement au niveau du comportement. Certains salariés peuvent d'ailleurs mal accepter le passage du véhicule de fonction à la voiture partagée. Il est ainsi nécessaire d'organiser correctement les réservations (avec badges / smartphone et plateforme en ligne), de s'équiper des outils de suivi adéquats et d'accompagner l'arrivée de cette nouvelle mobilité avec pédagogie.

Les infrastructures sont aussi un point essentiel, d'autant plus lorsque le parc est composé de véhicules électriques et hybrides rechargeables. L'entreprise doit prévoir un parking spécifique, équipé de bornes de recharges électriques afin d'assurer un roulement satisfaisant pour l'ensemble des collaborateurs.

Autopartage électrique : un levier d’économies pour les entreprises

Passé les difficultés initiales, l'autopartage se révèle source d'optimisations : diminution du nombre de véhicules, bénéfice des aides liées à l'électrique, consommations réduites... Il est également possible d'envisager un pool mutualisé entre plusieurs entreprises : une solution à moindre coût qui peut bénéficier aux TPE dont les collaborateurs ne se déplacent pas suffisamment pour justifier l'attribution d'un véhicule personnel. D'ailleurs, les véhicules en libre-service sont particulièrement efficaces pour réduire les dépenses hors flotte (indemnités kilométriques, taxi, locations courtes durées...), très chronophages. Autant de bonnes raisons de vous convertir !
 

 


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