Skip to content

Radars à l’entrée des ZFE : il va falloir montrer patte blanche !

Mobilité & Innovation   >    Marché, tendances et actus

Il y a quelques semaines, le gouvernement annonçait des réflexions en cours pour mieux contrôler et respecter les zones à faibles émissions et autres restrictions environnementales en vigueur dans différentes métropoles. Parmi les options à l’étude : le recours à des radars pour verbaliser les véhicules contrevenants.

 

Par Nikolas - Publié le à 05/11/2020

Lecture : 2 min


Trafic automobile urbain dense

Les zones soumises à restriction de circulation se multiplient

En place depuis plusieurs années, les Zones à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris et de Grenoble ont fait des émules. Un décret paru fin septembre entérine ainsi le recours à ces périmètres de circulation restreinte dans plusieurs localités de France, afin de porter leur nombre à 11 au 1er janvier 2021. Parmi les nouvelles métropoles concernées figurent notamment Lyon, Toulouse, Aix-Marseille, Strasbourg ou encore Nice et Rouen. Autant de nouvelles zones pour lesquelles un contrôle renforcé est souhaité pour garantir un respect des règles environnementales en application.
 

Contrôles automatisés dans les ZFE : une idée pas si évidente à mettre en place

Evoquée ouvertement par Barbara POMPILI, Ministre de la transition écologique, le radar à l’entrée des ZFE semble constituer une option privilégiée par le gouvernement : « La voiture qui ne doit pas entrer dans la ville sera flashée, un peu comme avec un radar de contrôle de vitesse, et elle recevra une amende. ». Cette solution aurait le mérite de donner plus de poids aux restrictions définies par les élus locaux, qui ont toute la latitude pour lister les véhicules autorisés ou interdits à circuler sur leurs territoires.

Elle pourrait toutefois se heurter à quelques obstacles importants à l’heure actuelle, dont l’existence de nombreuses dérogations en lien avec des activités professionnelles. Les véhicules d’intervention, de déménagement, d’intérêt général, frigorifiques ou encore de livraison bénéficient ainsi généralement de passe-droits que des radars seront absolument incapables de détecter. A la clé : le risque de dresser de nombreuses verbalisations à tort. 

Autre point bloquant : la Loi d’orientation des mobilités (LOM) promulguée fin 2019 a défini un cadre strict pour les contrôles automatisés en lien avec la pollution atmosphérique. A raison d’un dispositif tous les 40 kilomètres au sein de la ZFE, les radars ne peuvent pas surveiller plus de 15% du trafic total moyen de la zone. Un indicateur difficilement quantifiable et donc potentiellement compliqué à respecter sur le terrain. Il y a donc encore du chemin à parcourir pour que la mesure puisse voir le jour et prendre toute son efficacité d’ici début 2021, échéance espérée pour de premiers contrôles…
 

 


Pour aller plus loin


 

Retour